Ce qu'est le Grand Oral
Le Grand Oral clôt l'année de terminale, après les épreuves écrites de spécialité, fin juin. Il compte pour un coefficient 10 en voie générale et un coefficient 14 en voie technologique — c'est l'une des épreuves les plus lourdes du baccalauréat.
Le jury est composé de deux professeurs, qui n'enseignent pas dans le lycée du candidat. L'un d'eux enseigne nécessairement l'une de ses spécialités ; l'autre peut venir d'une tout autre discipline — ce qui explique l'exigence de clarté : il faut se faire comprendre d'un non-spécialiste.
Le déroulé, en trois temps
- 20 min
La préparation
Le jury choisit l'une des deux questions présentées par le candidat, qui dispose ensuite de vingt minutes pour organiser son propos. Il peut préparer un support — un schéma, par exemple — qu'il remettra au jury, mais celui-ci n'est pas évalué.
- 10 min
L'exposé
Le candidat répond à la question, debout, en pouvant s'appuyer sur le support préparé pendant les vingt minutes. C'est le temps où se joue la construction de l'argumentation : une question, une démonstration, une conclusion.
- 10 min
L'échange avec le jury
Le jury revient sur l'exposé, demande des précisions, élargit au programme de la spécialité concernée. C'est un dialogue : on attend du candidat qu'il écoute, reformule et argumente, pas qu'il récite.
Deux questions à préparer, une par spécialité
Le candidat se présente avec deux questions, adossées à ses enseignements de spécialité, et le jury en choisit une. Une question peut porter sur une seule spécialité ou croiser les deux — mais un sujet transversal ne dispense pas d'en préparer un second.
Un exemple : un élève de spécialités SES et SVT peut proposer « Comment les enjeux écologiques influencent-ils les politiques économiques ? », qui met les deux en jeu, puis une seconde question ancrée dans une seule spécialité, comme « Comment le stress influe-t-il sur la performance des sportifs de haut niveau ? ».
C'est le choix de ces deux questions qui décide de la suite : une question trop large s'épuise en dix minutes, une question trop étroite ne tient pas l'échange. Les pages ci-dessous en proposent trente par combinaison de spécialités, avec leurs plans.
Ce que le jury évalue
La grille officielle tient en cinq critères, et quatre sur cinq portent sur la manière de dire autant que sur le contenu :
- La qualité de la prestation orale : savoir s'exprimer, capter l'attention du jury.
- La qualité de la prise de parole en continu : gestion du temps, fluidité, tics de langage maîtrisés.
- La qualité des connaissances mobilisées.
- La qualité de l'interaction avec le jury : répondre, reformuler, prendre l'initiative dans l'échange.
- La qualité de la construction de l'argumentation et de la démonstration.
Trouver un sujet selon ses spécialités
Chaque page propose trente questions pensées pour ce duo de spécialités, avec des plans, des conseils de préparation et des témoignages d'élèves qui sont passés par là.
Maths × Physique-Chimie
Modélisation, énergie, probabilités, sons et ondes : 30 questions qui font travailler les deux spécialités ensemble, avec leur plan.
Voir les 30 sujetsMaths × SVT
Épidémies, génétique, climat, statistiques du vivant : 30 sujets à cheval sur les maths et la SVT, plans détaillés inclus.
Voir les 30 sujetsMaths × SES
Inégalités, sondages, croissance, marchés : 30 sujets qui croisent modèle mathématique et question économique ou sociale.
Voir les 30 sujetsSVT × Physique-Chimie
Santé, environnement, chimie du vivant : 30 sujets scientifiques, dont dix accompagnés d'un plan entièrement rédigé.
Voir les 30 sujetsSES × LLCER
30 sujets qui articulent sciences sociales et aire culturelle, répartis par langue : anglais, espagnol, allemand, italien.
Voir les 30 sujetsUne autre combinaison ? Les principes valent pour toutes : une question qui tient en une phrase, un plan en trois temps, et un lien assumé avec ce que votre ado veut faire après le bac. Le reste de nos guides est rassemblé dans la catégorie Baccalauréat.
